La cité des ténèbres : Les âmes perdues

Les chasseurs d'ombres luttent pour reconstruire leur monde brisé après la trahison de l'un d'entre eux qui les a laissé vacillants.

The Mortal instruments : La cité du feu sacré (Attention Spoiler)

Les ténèbres sont de retour dans le monde des chasseurs d’ombres. Au moment où leur société s’écroule autour d’eux, Clary, Jace, Simon et leurs amis doivent s’unir pour lutter contre le plus maléfique des Nephilims qu’ils n’aient jamais affronté ...

La cité des ténèbres : Les livres

Vous trouverez, réunis sur cette page, tout ce qu'il faut savoir sur la saga de Cassandra Clare, du premier tome au dernier...

Le Codex des chasseurs d'ombres...

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, sans jamais oser le demander...

The mortal instruments - Le film

Screen Gems une filiale de Sony pictures s'associe à Constantin film et Unique feature pour porter à l'écran la saga des MORTAL INSTRUMENTS. Jessica Postigo a bouclé le scénario qui est basé sur le premier livre de la série, la cité des ténèbres. Le directeur de projet cinéma et TV de Constantin Film Martin Moszkowicz sera producteur exécutif avec Robert Kulzer...

samedi 16 janvier 2021

"La Promesse de Magnus" - Scène inédite de la Cité des Ténèbres


LA PROMESSE DE MAGNUS

« La promesse de Magnus est un texte inédit qui est sorti comme extra dans le livre L’Ange mécanique dans sa version anglaise. » – Cassandra Clare

Magnus Bane était allongé sur le sol de son loft de Brooklyn, en train de regarder son plafond. Le sol était légèrement collant, comme quasiment partout dans l’appartement. Du vin de fée mélangé avec du sang versé sur le sol coulait comme un ruisseau le long du plancher. Le bar, qui était constitué d’une porte appuyée sur deux poubelles métalliques, avait été abimé à un moment donné dans la nuit lors d’une lutte vigoureuse entre un vampire et Bat, l’un des loups-garous de la meute de la ville. Magnus se sentait satisfait. Ce n’était pas une bonne fête à moins que quelque chose ne soit cassé.

Des pas légers résonnaient sur le sol et venaient dans sa direction et il sentit sa poitrine se serrer : quelque chose de petit, doux et lourd. Il leva les yeux et se trouva à regarder une paire de grands yeux vert doré qui ressemblaient aux siens. Président Meow. Il caressa le chat, qui glissa joyeusement ses griffes dans la chemise de Magnus. Quelques confettis tombèrent du plafond et atterrirent sur eux deux, provoquant un saut sur le côté du président Meow. Avec un bâillement, Magnus s’assit. Il se sentait souvent comme ça après une fête - fatigué, mais de trop pour réussir à s’endormir. Son esprit allait sur les événements de la nuit, mais, comme un CD rayé, il n’arrêtait pas de revenir au même souvenir.

Ces enfants chasseurs d’ombres. Il n’a pas été surpris que Clarissa l’ait finalement retrouvé. Il savait que les sorts pour bloquer ses souvenirs ne marcheraient pas éternellement. Il avait expliqué cela à Jocelyn, mais elle était déterminée à protéger sa fille aussi longtemps qu’elle le pouvait. Maintenant qu’il l’avait connue, consciente et alerte, il se demandait si elle avait vraiment besoin de toute cette protection. Elle était ardente, impulsive, courageuse – et chanceuse, comme sa mère. Cela, c’est si on croyait en la chance. Mais quelque chose a dû la guider vers les chasseurs d’ombres de l’Institut, peut-être les seuls qui pourraient la protéger de Valentin. Dommage que Maryse et Robert soient absents. Il avait conclu des marchés avec Maryse plus d’une fois, mais cela faisait des années.

Il avait un vague souvenir d’une visite qu’il avait faite à Maryse et à Hodge où il y avait deux garçons dans le couloir, âgé d’environ onze ans, s’entraînant au combat avec des poignards séraphiques inoffensifs. Une fille avec des cheveux noirs regroupés en deux tresses les regardait faire et se plaignait de ne pas pouvoir s’entraîner avec eux. Il les avait à peine remarqués à l’époque.

Mais maintenant – les voir l’avait secoué, en particulier les garçons, Jace et Alec. Lorsqu’on a tant de souvenirs, il est parfois difficile d’identifier celui qu’on cherche exactement, c’est comme feuilleter un livre de 10 000 pages pour trouver le bon paragraphe.

Cette fois, cependant, il savait.

Il s’agenouilla pour ouvrir la porte du placard. À l’intérieur, il mis de côté les vêtements et divers paquets et potions, tâtonnant à la recherche de ce qu’il voulait. Quand il eut fini, il sorti, tout en toussant, un grand coffre. Bien qu’il ait vécu longtemps, il avait tendance à voyager léger : gardant très peu de souvenirs de son passé. Il sentait en quelque sorte que tous ces souvenirs l’épuisaient et l’empêchaient d’aller de l’avant. Quand tu vivais éternellement, tu ne pouvais passer qu’un certain temps à regarder en arrière.

Cela fait si longtemps qu’il n’avait pas déverrouillé ce coffre qui s’ouvrit en grinçant ce qui fit glisser le président Meow sur le canapé, sa queue en spasmes. Les objets empilés à l’intérieur du coffre ressemblaient au trésor d’un méchant dragon. Certains objets brillaient de métal et de pierres précieuses – Magnus sortit une vieille boîte à tabac, dont les initiales WS étaient écrites sur le dessus en rubis chatoyants, et sourit au mauvais goût de la chose, et aussi aux souvenirs que cela lui évoquait. D’autres semblaient banals : un ruban en caoutchouc crème délavé qui avait été celui de Camille ; une boîte d’allumettes Cloud Club avec les mots « Je sais ce que vous êtes » écrit à l’intérieur en calligraphie féminine ; un quintette humoristique signé OFOWW; un papier à moitié brûlé du Hong Kong Club – un endroit où il avait été interdit non pas d’être sorcier, mais de ne pas être blanc. Il toucha un morceau de corde tordu presque au fond de la pile et pensa à sa mère. Elle avait été la fille d’un colonialiste néerlandais et d’une indonésienne qui était morte en couche et dont Magnus n’a jamais connu le nom.

 Il avait presque atteint le fond du coffre quand il trouva ce qu’il était venu cherché. Il retira cet objet tout en le regardant : une photographie en noir et blanc monté sur du carton dur. Une photo qui n’aurait pas dû exister, et qui ne l’aurait pas été si Henry n’avait pas été obsédé par la photographie. Magnus se souvenait de lui maintenant, plongeant dans et hors de sa capuche de photographe, courant avec les plaques humides jusqu’à la chambre noire qu’il avait monté dans la crypte pour révéler le film, criant à ses modèles photographiques de rester immobile. C’était l’époque où, pour produire une photographie précise, il fallait rester sans bouger pendant quelques minutes à la fois. « Pas facile », pensait Magnus, le coin de sa bouche se tournant vers le haut, « à l’équipe de l’institut de Londres. » Il y avait Charlotte, ses cheveux foncés. Elle souriait, mais était anxieuse, comme si en regardant le soleil, elle risquait de se brûler. A côté d’elle se trouvait Jessamine dans une robe qui avait l’air noir sur la photo, mais Magnus savait qu’elle était bleu foncé. Ses cheveux formaient des boucles et des rubans tombaient comme des ruisseaux de son chapeau. Elle avait l’air très jolie, mais aussi très malheureuse. Il se demandait comment elle réagirait à quelqu’un comme Isabelle : une fille de son âge qui aimait évidemment chasser les démons, qui affichait ses ecchymoses, ses cicatrices et ses marques comme s’il s’agissait de bijoux plutôt que de les cacher avec de la dentelle Mechlin.

De l’autre côté de Charlotte se trouvait Jem, qui avait l’air d’un négatif photographique de lui-même avec ses cheveux et ses yeux argentés qui sont devenus presque blancs ; sa main reposait sur sa canne de jade où trônait un dragon, et son visage était tourné vers Tessa. Tessa – son chapeau était dans ses mains et ses longues boucles brunes volaient librement, légèrement floues par le mouvement. Il y avait un léger halo de lumière autour de Will : comme c’était le cas dans la réalité ce qui ne surprendrait personne qui l’avait rencontré, il n’avait pas été en mesure de rester immobile pour la photographie. Comme toujours, il ne portait pas de chapeau, ses cheveux noirs se recroquevillaient sur sa tempe. C’était une perte de ne pas pouvoir voir la couleur de ses yeux, mais il était encore beau et jeune et avait l’air un peu vulnérable sur la photo, avec une main dans sa poche et l’autre sur le dos de sa tête.

Cela fait si longtemps que Magnus n’avait pas regardé cette photographie que la ressemblance entre Will et Jace l’a soudainement frappé. Même si c’était Alec qui avait ces cheveux noirs et ces yeux – ce bleu foncé très surprenant – c’était Jace qui semblait avoir la même personnalité de Will, du moins en surface. La même arrogance tranchante qui cache quelque chose de vulnérable en dessous, la même perspicacité vive...

Il contourna le halo de lumière autour de Will d’un doigt et sourit. Will n’avait pas été un ange, mais n’avait pas été aussi défectueux que certains auraient pu le penser. Quand Magnus pensait à Will, même aujourd’hui, il se rappelait de lui dégoulinant d’eau de pluie sur le tapis de Camille, suppliant Magnus de l’aider car personne d’autre ne pouvait lui venir en aide. C’est Will qui lui mis l’idée dans la tête que les chasseurs d’ombres et les créatures obscures pouvaient être amis.

Jem était l’autre moitié de Will, la meilleure. Lui et Will avaient été parabatai, comme Alec et Jace, et partageaient la même proximité évidente. Et même si Alec ne semblait pas semblable à Jem – Alec était agité et doux, sensible et inquiet, tandis que Jem avait été calme, il se mettait rarement en colère et semblait plus âgé que son âge réel – les deux étaient des chasseurs d’ombres particuliers. Alec extériorise une profonde innocence inhabituelle chez les chasseurs d’ombres – une qualité que Magnus dut admettre qui l’attirait comme un papillon de nuit vers une flamme, malgré son propre cynisme.

Magnus regarda à nouveau Tessa. Même si elle n’était pourvue de la même beauté que Jessamine, son visage semblait vivant avec énergie et intelligence. Ses lèvres se pencha vers le haut dans les coins. Elle était, comme Magnus, attachée à Jem et à Will.

Tessa. Tessa, qui, comme Magnus, est éternelle. Magnus regarda le reste des souvenirs de la boîte – des souvenirs d’amours passées, certains dont les visages avaient été avec lui aussi clairs que le jour où il les a vus pour la première fois, et d’autres dont il se souvenait à peine des noms. Tessa, qui comme lui avait aimé un mortel, quelqu’un qui était destiné à mourir alors qu’elle ne l’était pas. Magnus retourna la photo sur son cœur. Il secoua la tête, comme s’il pouvait en dégager les souvenirs. Il y avait une raison pour laquelle il ouvrait jamais la porte à ses souvenirs. Les souvenirs l’épuisaient, lui rappelaient ce qu’il avait eu et ce qu’il avait perdu. Jem, Will, Jessamine, Henry, Charlotte – d’une certaine façon, c’était incroyable qu’il se souvienne encore de leurs noms. Cependant, les rencontrer avait changé sa vie.

Après avoir connu Will et ses amis, Magnus s’était faite la promesse de ne plus jamais se mêler des affaires des chasseurs d’ombres. Parce que quand il en prenait connaissance, il finissait par s’en occuper. Et quand on se souci des mortels, on finit souvent le cœur brisé.

« Et je ne vais pas » - dit-il au président Meow solennellement, peut-être un peu ivre – « Je me fiche de la façon dont ils sont charmants ou courageux ou même comment ils semblent désespérés. Je ne me soucierai plus jamais, jamais, jamais.. ».

Quelqu’un sonna à sa porte. Magnus se leva pour répondre.

vendredi 15 janvier 2021

1ère rencontre de Jace et Clary du point de vue d'Isabelle (Scène extra de "La Cité des Ténèbres" (Anciennement "La Coupe Mortelle)

 " EVEILLE "



1ère rencontre de Jace et Clary du point de vue d'Isabelle. Cassy a divulgué cette scène en décembre 2020 dans la compilation "We Jace you a Clary Christmas"


- « Comment je suis ? »

En train de défilée sur le trottoir chaud à côté du Club du Pandemonium, Isabelle Lightwood se retourna tout doucement vers Jace et Alec.

- « C’est comme si je portais un drap » lui répondit Jace.

Isabelle stoppa et lui lança un regard noir. Alec ricana. Il aimait sa sœur, mais la voir frustrer l’amusait beaucoup.

- « Tais-toi » lui dit Isabelle – « Je suis magnifique »

Elle l’était, bien sûr. Izzy combinait la chasse aux démons avec la mode. Elle portait une robe blanche translucide qui allait parfaitement avec ses bottes — de grandes bottes noires avec des boucles qui couraient sur les côtés. Son pendentif rubis, son héritage Lightwood, pulsait autour de son cou. Elle sortit la lame de sa botte et la pointa en direction de Jace.

- « Tu as besoin d’autres runes ? » lui demanda-t-elle.

- « Je m’en occupe ! » dit Alec – « C’est mieux que ça soit fait par son parabatai »

Jace releva sa manche et tendit son bras. La rue était pleine de gens, la plupart du temps pour faire la queue pour rentrer au Pandemonium. Un agent de sécurité était en train de refuser des personnes, excepté les belles filles et les gars riches et beaux.

La chaleur de l’été était très présente. La lame d’Alec toucha la peau de Jace et sa pointe bougeait de haut en bas, traçant des runes pour le protéger, pour le rendre plus fort, plus rapide, plus léger. La tête d’Alec était baissée, ses cheveux foncés tombaient sur son visage, et il se mordait la lèvre inférieure. Il ressemblait toujours à un adolescent, malgré le fait qu’il ait presque dix-huit ans.

- « Nous pourrions y entrer sans utiliser de charme d’invisibilité ? » demanda Isabelle tout en étirant son cou pour regarder la rue - « La moitié de ces personnes ont plus de tatouages que nous »

- « Mais aucun d’entre eux n’est aussi attirant » Jace ferma partiellement les yeux pendant que la rune clairvoyance faisait effet, puis suivi le regard d’Isabelle. Au milieu de la file d’attende, il eut un flash, quelque chose qui brillait. Des cheveux roux. Une fille aux cheveux roux vif faisait la queue à côté d’un garçon aux cheveux noirs qui faisait des gestes animés.

« Eh bien » ajouta-t-il – « Presque aucun d’entre eux »

Isabelle regarda avec étonnement l’entrée de la boîte de nuit. La jeune fille aux cheveux roux souriait. Jace se demandait si Isabelle l’avait vue. Il y avait quelque chose en elle. C’était comme regarder quelque chose de lumineux. Pas seulement ses cheveux, sa couleur, mais une lumière qui semblait venir de l’intérieur d’elle.

- « Bien repéré » dit Isabelle – « Démon »

Démon ? Elle ne peut pas en être un…

- « Celui avec les cheveux bleus. » lui dit Alec. Jace est surpris de ne pas avoir remarqué le garçon en face de la rouquine dans la file d’attente. Il avait des cheveux bleus coiffés en piques et des piercings au niveau des sourcils - « Eidolon » - Il bougea la tête dans la direction de Jace - « On peut ? »

Jace ne répondit pas sur le moment. Le démon entra dans le club et le vigil arrêta la jeune fille et son ami.

Jace baissa ses manches. Soudain, il pouvait tout sentir : l’air calme et chaud ; le poids de ses armes sur sa ceinture, les gants sur ses poignets. Il détestait l’été, quand la chaleur le tenait éveillé, brûlait sa peau, avalait son souffle. C’est dans des moments comme celui-ci, quand la chasse allait débuter, qu’il ressentait du froid.

L’agent de sécurité s’en alla et la fille entra dans le club, son amie aux cheveux noirs avec elle. Elle regarda en arrière, son petit visage ovale pâle dans la lumière.

- « Jace ? » Alec l’appela à nouveau tout en le regardant avec curiosité - « Tu veux commencer ? » 

- « Oui » lui répondit Jace.

 


À l’intérieur, le club était rempli de fumée. La piste de danse avait des lumières colorées, la transformant en un royaume féerique multicolore de bleu et de vert citron, de rose et d’or.

Jace regarda les personnes quand Isabelle passa à travers la foule comme une ombre blanche parmi les ombres sombres. Il vit les terrestres se retourner lorsqu’elle passa à côté d’eux - « On devrait peut-être se glisser dans la foule ? » demanda Jace à Alec en s’appuyant contre un mur – « Danser ou faire autre chose »

Alec fit une grimace. Alec ne dansait pas. Alec aimait suivre les règles et n’aimait pas avoir l’air ridicule. Il était juste gêné pensa Jace parce qu’Alec était un bon guerrier et que les gens qui savait se battre, savait aussi bien danser. Mais il était presque certain qu’Alec préférerait sortir avec un démon Raum plutôt que de danser en public, alors même qu’il est — techniquement — invisible.

- « Les terrestres dansent » lui dit Alec - « Quoi qu’il en soit, nous devrions garder un œil sur Izzy. »

- « Hmm » Jace regarda autour de lui. On pourrait penser qu’il serait facile de retrouver un garçon aux cheveux bleus, mais pas dans cette foule. La moitié d’entre eux avait les cheveux verts, roses ou oranges. Deux terrestres étaient en train de s’embrasser et les extensions de leurs cheveux se mélangeaient. Il y avait certaines créatures obscures inoffensives comme un garçon féé ayant un sac magique contenant des morceaux de racines féériques et de la poudre magique.  Le DJ était certainement un loup-garou, tout comme la jolie fille aux cheveux bouclés qui dansait toute seule. Elle bouscula dans quelqu’un et grimaça.

C’était la fille aux cheveux roux et son ami. Jace se redressa. La jeune fille avait défait sa queue de cheval et ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, la couleur d’un coucher de soleil. Elle était en train de danser les yeux fermés. Et Jace sentit quelque chose remuer en lui en la voyant se déplacer de cette manière, comme si elle avait trouvé son propre cercle de paix au milieu du chaos. Elle semblait protégée par quelque chose qu’il ne comprenait pas tout à fait alors qu’il dansait — et qu’il avait vu des gens danser et bouger avec des compétences rares et une grâce incroyable — sans aucun sens du rythme ou de la pratique.

Jace pensait rarement aux terrestres. C’était des personnes qu’il était censé protéger, mais son père ne lui avait jamais appris à les considérer comme autre chose qu’une masse indifférenciée de besoins et de désirs. Un besoin d’être sauvé. Un désir d’ignorance. De ne jamais connaître les ténèbres qui les entouraient, les choses qui se déplaçaient dans les ténèbres.

Il n’avait jamais pensé qu’ils puissent avoir leur propre lumière. Mais la fille aux cheveux roux avait une lumière autour d’elle.

- « Arrête de la fixer ! » lui dit Alec d’une voix répréhensive – « Cette fille. Avec les cheveux roux »

- « Celle qui a un pote avec les cheveux noirs ? » lui demande Jace – « Je ne la fixe pas »

- « Si tu ne la fixais pas, tu ne saurais pas qu’elle est avec un pote qui a les cheveux noirs ! En plus, c’est sûrement son petit ami » lui dit Alec.

- « Non, ce n’est pas son petit ami » répliqua tout de suite Jace, et alors il se rendue compte qu’il n’avait aucune raison de présumer de cela et qu’il ne devrait pas spéculer sur la vie amoureuse des terrestres. Il fit une grimace.

- « Le déni » dit Alec – « Ce n’est pas uniquement un fleuve en Afrique »

- « Egypte » lui dit Jace – « Ce n’est pas seulement un fleuve en Egypte, Alec »

- « C’est vrai » lui dit Alec – « Ce n’est pas seulement un fleuve ici aussi »

Jace se pencha vers son parabatai - « Non, écoute Alec, le Nil est en Egypte » Il soupira et lança un regard perplexe à Alec – « Laisse tomber, la blague est tombée à plat. Tu l’as tué »

- « En parlant de tuer » - Alec mis une main sur l’épaule de Jace, le faisant se tourner pour regarder l’autre côté de la salle. A contrecœur, Jace cessa de regarder la rouquine sur la piste de danse et vit Izzy disparaître dans une salle marquée « Entrée interdite ». Le démon aux cheveux bleus la suivait.

Jace sentit monter l’adrénaline, froide et tranchante ; et il oublia la fille sur la piste de danse et tout le reste pour se concentrer sur la chasse au démon.

- « Je commence » dit Jace.

Isabelle était en train de rire. 

La faible lumière qui illuminait la pièce de rangement venait des grandes fenêtres quadrillées et tachées de saleté. Des piles de câbles électriques, ainsi que de petits morceaux brisés d’un miroir et des bombes de peintures étaient entassés sur le sol. A côté de tout ça se trouvait le corps du démon aux cheveux bleus, dont la cheville était prise par le fouet d’Isabelle.

Jace s’approcha du démon et le traîna sur le sol puis le plaqua contre un mur de béton. Alec, qui ne perdit pas de temps, avait récupéré un fil électrique et était en train d’attacher les mains de l’Eidolon. La satisfaction traversait les muscles de Jace : il se mit face au démon et il put voir le charme disparaître et ainsi voir son vrai visage : un être pervers et diabolique.

Parfois, en regardant dans les yeux d’un démon, Jace espérait apercevoir d’autres mondes : des mondes disparus que les démons avaient détruits. Rivières de lave et de sables brûlés comme du verre fendu.

- « Chasseur d’ombres » dit le démon.

Comme avec n’importe quel démon, Jace senti le scintillement de quelque chose – l’ennui ? – alors il prit son poignard séraphique. Tous les démons sont pareils, en tout cas tous ceux qui peuvent parler. Ils aiment bavardés. Ils aiment dire savoir où se cache Valentin. Ils proposent d’offrir de l’or et des bijoux. Un démon a même proposé une fois de leur offrir des filles dénudées en train de danser. Cette fois-ci, Jace a presque pris en compte cette offre en considération. C’était vraiment un samedi ennuyeux.

Et puis la sensation d’ennui de Jace explosa en un million de morceaux quand la fille aux cheveux roux sortie de derrière un mur et cria « Arrêtez ! Vous ne pouvez pas faire ça ! »

C’est comme si le sol s’effondrait sous Jace. Il se rendit à peine compte que son poignard était tombé par terre.

Les terrestres ne voyaient pas les chasseurs d’ombres. Ils ne les suivaient certainement pas, et n’apparaissaient certainement pas de nulle part, semblant effrayés mais déterminés à défendre la vie des démons.

- « Qu’est-ce que c’est ? » demanda Alec perplexe.

- « C’est une fille » lui répond Jace. Il se déplaça à côté de la fille rousse, qui s’était arrêté, les pieds écartés et les mains sur sa taille, manifestement elle n’avait pas l’intention de se laisser effrayer. Il avait vaguement conscience de sa chemise ample, déboutonnée sur un débardeur, de son pouls qui pulsait sur sa gorge et de l’accélération de sa respiration. « Une terrestre » dit-il. C’est sûr et certain, ce n’est pas un démon. Sa peau était légèrement marquée de taches de rousseur, et ses yeux verts étaient mélange à de l’or. « Et elle peut nous voir ! »

- « Bien-sûr que je peux vous voir ! » - Elle perdit patience - « Je ne suis pas aveugle »

Derrière Jace, le démon poussa un sifflement. Le sort lui donnant une apparence humaine était en train de disparaître, et son vrai visage apparaissait. Il souriait, sûrement amusé à l’idée d’être défendu par une terrestre.

- « Oui, tu l’es » murmura Jace en ramassant son poignard – « Mais tu ne sais pas »

Il regarda Alec et Isabelle. Tuer un démon devant un terrestre, à moins qu’il n’ait une menace immédiate, n’est pas quelque chose qu’ils ont le droit de faire. Les terrestres ne doivent pas connaître l’existence des démons. Pour la première fois de sa vie, Jace ne voyait pas de porte de sortie. Ils ne pouvaient pas laisser la fille avec l’Eidolon ; il la tuerait. Et s’ils laissaient partir l’Eidelon, il s’échapperait et tuerait quelqu’un d’autre. Mais s’ils le tuaient devant la terrestre, ils seraient exposés.

- « Fait quelque chose » lui murmura Alec – « Frappe-là à la tête avec quelque chose… »

- « Va-t’en » dit Jace à la fille – « Sortir d’ici est la meilleure chose à faire pour toi »

Mais il la vit rester sur place et il pouvait lire dans ses yeux qu’elle ne bougerait pas.

- « Je n’irai nulle part » lui répondit la fille – « Si je pars, tu le tueras ! »

Jace dut admettre que c’était vrai - « Qu’est-ce que cela peut bien te faire ? » - Il dirigea son couteau vers le démon – « Ce n’est pas une personne humaine, petite fille. Il ressemble à un humain, peut parler et saigner comme un humain. Mais c’est un monstre »

- « Jace ! » - Les yeux d’Isabelle brillaient. Ils étaient profonds, noirs et en colères. Isabelle n’a jamais été autant en colère que dans les moments où Jace était en difficulté et se mettait en danger. Et là ils risquaient les deux. Enfreindre la loi – parler du combat des chasseurs d’ombre à des terrestres – et le pire c’est que cela semblait l’amuser. Quelque chose à propos de cette fille, ses cheveux roux orageux et ses yeux verts, lui donnait l’impression que ses veines étaient pleines de poudre à canon et que cette fille était la boîte d’allumettes prête à tout faire exploser.

Comme si, si elle le touchait, il allait exploser. Mais bon, il adorait les explosions.

Alec disait quelque chose, alors que la fille parlait. Jace les regardait tous les deux. Il entendit Alec l’appeler, puis le démon s’échapper de sa prison.

Il vit la jeune fille rousse trébucher et tomber en une vague de panique. C’était était suffisant pour le distraire et permettre à l’Eidolon de s’enfuir. Ils roulèrent sur le sol ensemble. La douleur traversa la peau de Jace lorsque les griffes du démon s’y enfonça. Isabelle courut à ses côtés avec son fouet ; Alec glissa à ses côtés avec son poignard à la main, et Jace se releva et repris son poignard en le jetant dans la poitrine du métamorphe.

Il était alors reconnaissant que la fille ait trébuchée, car ainsi elle ne voyait pas le visage du démon fondre, montrant un visage rempli d’insectes et accompagné d’une douzaine de yeux rouges. Ainsi, elle ne pouvait pas avoir peur.

Jace recula et trébucha sur ses pieds. Il sentit Alec derrière lui, inquiet, ses mains sur le bras de Jace. Il y avait du sang sur l’avant-bras de Jace à l’endroit où les griffes de l’Eidolon l’avaient blessé. Les yeux bleus d’Alec étaient remplis de panique.

- « Tout va bien » lui murmura Jace – « Je vais bien, pas de stèle, pas devant elle »

- « Mais tu es blessé ? » lui dit Alec d’un air incrédule

- « Je vais m’en sortir »

Jace entendit un cri et se retourna pour voir Isabelle debout en face de la terrestre avec son fouet autour du poignet de cette dernière – « Sale stupide terrestre » - lui dit Izzy – « Tu aurais pu causer la mort de Jace »

Les yeux de la jeune fille se posèrent sur Jace.

Elle ne semblait pas avoir peur. Le fouet l’avait clairement blessé et elle était clairement choquée et en colère. Mais elle n’avait pas peur.

- « Laisse-la partir » - Jace parla d’une voix douce. Il n’avait pas l’intention de parler doucement ou gentiment. Il prit le même ton qu’un petit garçon prenait pour réconforter un oiseau, en lui parlant doucement, l’apprivoisant, lui caressant les ailes. Une époque où la bonté n’était pas une tare et l’amour n’était pas synonyme de destruction.

C’était un souvenir qui lui tenait à cœur.

Il n’avait aucune raison de regarder cette fille, avec ses cheveux roux sauvage et ses yeux brillants et de penser à la maison. Mais il le fit.

Isabelle la lâcha, le fouet retrouva sa place. Le poignet de la fille saignait, mais elle refusa de le regarder. Alec disait qu’il fallait l’emmener à l’Institut, la présenter à Hodge, mais Jace le dépassa et se plaça à côté de la terrestre. Il ne pouvait s’en empêcher. Il avait l’impression que s’il pouvait s’approcher d’elle, il comprendrait ce qui était en train de se passer.

Son sang courrait dans ses veines. La pièce était sombre, mais paraissait éclairé à certain moment. Les voix d’Alec et Isabelle étaient fortes. Il lui parla, couvrant ainsi leur voix : « Tu as déjà eu affaire à des démons, petite fille ? Côtoyer des sorciers ? Discuter avec les enfants de la nuit ? As-tu déjà… »

Elle leva le menton. Ses poings serrés le long de son corps. Jace fut surpris en se rendant compte à quel point elle était petite. Il pourrait la soulever comme une poupée. « Je ne m’appelle pas Petite fille » lui dit-elle.

- « Désolée » lui dit Jace

Il était gelé. Alec et Isabelle le regardèrent fixement. Ils semblèrent tous les deux surpris. Il ne leur en voulait pas. Il ne se souvenait même pas de la dernière fois qu’il s’était excusé pour quelque chose.

Ironiquement, la fille ne semblait pas l’avoir entendu. La porte de la salle s’ouvrit avec fracas et la lumière entra. Quelqu’un était posté devant la porte. Un grand garçon, avec des cheveux noirs et des lunettes. Derrière lui se trouvait l’agent de sécurité.

- « Clary » l’appela-t-il. Il regardait la pièce et par l’expression sur son visage, il était clair qu’il voyait la fille rousse, mais pas Alec, Isabelle et Jace.

Clary. Bien sûr que c’était son nom. Clary, clarté, sauge sclarée que le folklore rendait responsable de la double vue des terrestres.  Un nom qui était synonyme de légèreté et de clarté. Le nom parfait pour la fille qui semblait tout voir. Qui semblait voir à travers le filtre du monde des terrestres. Qui semblait voir à travers lui.

Elle regarda en arrière, elle ne les regardait pas tous les trois, mais uniquement Jace. Il était immobile tandis que son regard se posait sur lui – intrigué, ébloui, surpris. Comme si, comme Hamlet, elle regardait quelque chose de merveilleux et d’étrange aux yeux des humains.

Et dans ses yeux verts, il crut voir un scintillement de regrets alors qu’elle se retourna et s’éloigna d’eux.



Isabelle avait l’air amusé alors que la porte se fermait derrière elle, puis elle se retourna vers Jace avec l’air surpris – « Qu’est-ce qui se passe ? » lui demanda-t-elle.

Il secoua les épaules, occupé à ranger son poignard séraphique autour de sa ceinture – « Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une terrestre ayant la double vue » dit-il – « Si c’était le cas, elle aurait déjà vu le monde obscure  

- « C’est pas ça » dit Isabelle – « Je veux dire, bien sûr que c’est hyper bizarre et Hodge va devenir fou en sachant qu’une simple terrestre peut nous voir, mais je parlais de toi ! »

Jace les regarda avec surprise. Alec et Isabelle le regardaient avec inquiétude. C’était facile de voir la ressemblance entre eux dans ce genre de moment – ils avaient les mêmes cheveux noirs lisses, le même sérieux dans leurs expressions, le même physique – « Qu’est-ce que j’ai ? »

- « Tu as déjà été en contact avec des démons ? » - Isabelle répétait ce qu’elle avait entendu dire Jace à Clary – « C’est ta propre version de « tu viens souvent ici ? Quel type de musique tu aimes ? » - « Pourquoi tu avais l’air complètement obsédé par elle ? »

- « Clary a juste été avec nous pendant quoi cinq minutes » – Jace rajouta – « Donc pas assez de temps pour que je devienne obsédé par elle »

- « Clary ? Tu as mémorisé son nom ? » - Les sourcils d’Alec se soulevèrent – « C’est bon, on arrête. Viens ici ». Il tira Jace près de lui, attira vers lui son bras blessé et pris sa stèle.

- « Nous devrions la retrouver » - Jace parla pendant qu’Alec était en train de dessiner une rune de guérison

- « Comme je l’ai déjà dit, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une simple terrestre »

- « Eh bien, nous pourrions en parler avec Hodge » dit Alec raisonnable – « Il pourra nous dire quoi faire »

- « Je sais déjà quoi faire » répliqua Jace en regardant la rune qu’Alec venait de finir de tracer – la blessure se refermait déjà – « Je vais la retrouver »

Alec, qui était sur le point de ranger la stèle, s’arrêta brusquement – « Et pourquoi ? » lui demanda-t-il.

- « Parce que je pense que son signe astrologique est le poisson et que je voudrais lui demander plus d’explication sur ça » lui répondit Jace irrité – « Pourquoi ? Car elle pouvait nous voir ! Cela pourrait signifier autre chose ! »

- « Ou ne rien vouloir dire » rajouta Alec d’un air ennuyé.

- « Pourquoi cela vous intéresse autant ? » leur demanda Jace – « J’aurai quelque chose à faire comme ça. Un service vide est la boutique du diable, vous le savez bien. Dieu seul sait dans quel pétrin je vais me mettre, le cas contraire »

- « Tu es fou ! » lui dit Isabelle – « C’est une folie. Ça n’a aucun sens »

Jace la regarda dans les yeux. Il ne pouvait pas faire face à Alec, bien qu’Alec soit une présence sûre, ferme et bienveillante à ses côtés. Il regarda Izzy à la place – Izzy, qui avait une âme sauvage, qui cherchait l’oublie dans les créatures obscures, qui gardait ses secrets mais qui, selon Jace, savait, exactement l’attraction que certaines choses pouvaient avoir sans que cela fasse sens.

Elle sourit. C’était l’un des rares sourires d’Izzy, ceux qu’elle essayait habituellement de cacher 

- « Regarde toi » lui dit-elle – « Elle t’a réveillé »

- « Je ne dormais pas » lui dit Jace

- « S’il dormait, il le saurait » rajouta Alec – « Il aurait ronflé »

Mais Isabelle sourit à nouveau – « Peut-être » dit-elle. Alec s’arrêta de l’autre côté de Jace, manifestement pressé à l’idée de partir.

- « Allons-y » - Alec parla en passant la lourde porte. Jace regarda en arrière à l’endroit où se tenait la fille aux cheveux roux. D’où elle était, elle le vit. Ce n’était pas seulement un charme, mais une armure qu’il portait : elle le regarda et semblait curieuse sans éprouver la moindre peur.

Alors qu’il sortit du club, il ferma les yeux une fois et se souvint d’un oiseau volant librement dans le ciel bleu.

 

jeudi 14 janvier 2021

Les Séries de Cassandra Clare par ordre chronologique

 

Cassandra Clare a écrit plusieurs séries autour de l’univers des chasseurs d’ombres. Je vous propose dans cet article, un ordre de lecture pour les différentes séries afin d’éviter un maximum de vous faire spoiler d’une série à une autre. Je vous parlerai également des autres livres qui sont sortis en dehors des sagas, mais non publiés en France pour la plupart.

 

La série The Infernal Devices ( « Les Origines » en France)

 Tome 1 – Clockwork Angel / L’Ange mécanique

  Tome 2 – Clockwork Prince / Le Prince mécanique

 Tome 3 – Clockwork Princess / La Princesse mécanique

 

La série The Last Hours (« Les Dernières Heures » en France)

                                     Tome 1 – Chain of gold / La Chaîne d’or (sortie prévu le 11 février)

                                                              Tome 2 – Chain of Iron / ?

                                                            Tome 3 – Chain of Thorns / ?

 

La série The Mortal Instruments (« La Cité des Ténèbres » en France) – 1ère partie

                Tome 1 – City of Bones / La Cité des Ténèbres (anciennement : la coupe mortelle)

                  Tome 2 – City of Ashes / La Cité des Cendres (anciennement : l’épée mortelle)

                     Tome 3 – City of Glass / La Cité de Verre (anciennement : le miroir mortel)

 

La série The Eldest Curses (« La Malédiction des Anciens ») coécrit avec Wesley Chu 

et centré sur Alec et Magnus

                                       Tome 1 – The Red Scrolis of Magic / Les parchemins rouges

                                                   Tome 2 – The Lost Book of the White / ?

                                                 Tome 3 – The Black Volume of the Dead / ?

 

La série The Mortal Instruments (« La Cité des Ténèbres ») - 2ème partie

                                          Tome 4 – City of Fallen Angels / Les Anges Déchus

                                       Tome 5 – City of Lost Souls / La Cité des anges déchus

                                        Tome 6 – City of Heavenly Fire / La Cité du feu sacré

 

The Bane Chronicles (« Les Chroniques de Bane ») : disponible en format Ebook



Tales from the Shadowhunter Academy (a été traduit en portugais du Brésil)



La série The Dark Artifices (« Renaissance » en France)

                                           Tome 1 – Lady Midnight / La Princesse de la nuit

                                          Tome 2 - Lord of Shadown / Le Prince des ténèbres

                Tome 3 – Queen of Air and Darkness / La Reine de l’air et des ombres (paru en deux tomes)

 

Ghosts of Shadow Market (a été traduit en portugais du Brésil)



La série The Wicked Powers (« ? » en France)

                                                                        Tome 1 - ?

                                                                        Tome 2 - ?

                                                                        Tome 3 - ?